BOIS DE CHAUFFAGE

Valeur calorifique

Il est favorable d’acheter votre bois de chauffage au printemps, car vous allez être certain qu’il a été coupé durant l’hiver. Les arbres, pendant cette période sont dépourvus de sève.

Le bois vert contient plus de la moitié de son poids en eau. Un bois en équilibre avec l’air ambiant (équilibre obtenu au bout de plus de deux ans pour des bûches non fendues) a un taux d’humidité de l’ordre de 20%.

Les pellets et briques de bois compressé sont vendus à un taux d’humidité inférieur à 10%, qui, malgré une énergie grise nettement supérieure, leur donne un bilan écologique plus favorable, à condition d’être stockés dans un local particulièrement sec pour éviter toute reprise d’humidité.

Pouvoir calorifique inférieur (PCI) du bois:

 

  • 1,7 kWh/kg à 60% d’humidité 
  • 4,0 kWh/kg à 20% d’humidité 
  • 4,4 kWh/kg à 11% d’humidité

Ce pouvoir calorifique est indépendant de l’essence et même de la partie de la plante considérée (écorce comprise).

Toutefois la densité du bois étant très variable, le pouvoir calorifique par unité de volume varie fortement, considération importante compte tenu du fait que le bois est en général vendu au volume.

Depuis le 28 avril 2009, sauf exceptions, la ville de Montréal a interdit l’installation de nouveaux appareils ou foyers à combustibles solides ; seule l’installation d’appareils à granulés est autorisée

En zone tempérée, l’abattage des résineux se fait indifféremment toute l’année. En revanche, pour les feuillus, sont préférées les périodes hors sève, c’est-à-dire en automne ou en hiver. Certains préconisent également une phase lunaire descendante. En effet, ces conditions présentent plusieurs avantages :

  • l’absence de feuilles diminue la prise au vent et rend l’ébranchage plus facile ;
  • le bois est moins sensible aux attaques des parasites, ces derniers étant moins virulents par temps froid ;
  • la teneur en eau étant plus faible, les coûts en termes de transport sont moins élevés et le temps de séchage plus court.

Le bois de chauffage devrait être empilé à l’extérieur, sans être serré et sans être en contact avec le sol. On ne doit jamais entreposer du bois de chauffage à l’intérieur parce que la chaleur favorisera la croissance, sur le bois, de moisissures malsaines.

Si votre poêle à bois a plus de 10 ans, vous devriez songer à le remplacer par un appareil neuf de technologie de pointe. Les poêles à bois plus anciens peuvent produire de 40 à 80 grammes de fumée à l’heure; les nouveaux appareils homologués n’en produisent que de 2 à 5 grammes. On constate donc une diminution des dépôts de créosote d’environ 90 p. 100 pour ces appareils. Il s’agit là d’une amélioration qui fait que, comparativement aux appareils traditionnels, ces nouveaux poêles sont beaucoup plus sécuritaires.

Lorsqu’ils sont utilisés correctement, les appareils modernes sont si efficaces qu’ils consomment jusqu’à un tiers moins de bois et ne produisent presque pas de fumée. Les meilleurs choix sont les appareils qui ont été testés et homologués par des organismes reconnus et qui portent des étiquettes les désignant comme des appareils sécuritaires et à faibles émissions, conformément aux normes de l’Environmental Protection Agency  (EPA).